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Caroline Escaich

 

Biographie et curriculum vitae de l'artiste 

CE

 

Vit et travaille à Gentilly (France)

Née en 1968 à Brive, nationalité française

www.carolineescaich.com

 

 

 

Parcours

2001- 2004 : travaille la gravure avec Mireille Baltar

1997-2001 : Beaux Arts Glacière – Atelier Gonzalo Belmonte (peinture)

 

Expositions Collectives

2010 (juin à sept) : Galerie La Ruelle - Bruxelles
2009 (5 & 6 sept) : ART PROTECTS, Galerie YVON LAMBERT - Paris
2009 (janvier-fev) : « Le dur, le mou » , Centre culturel , Espace Tourlière - Verrières le Buisson
2009 (janv- mars) : « ALLER-RETOUR » Artothèque 2 angles Centre de Création Contemporaine - Flers
2008 (oct-nov) : Galerie La Ruelle - Bruxelles
2008 (nov) : Opération 4Z’Arts, Centre d’Art Contemporain A. Chanot, - Clamart
2007 (8 & 9 sept) : ART PROTECTS, Galerie YVON LAMBERT - Paris
2007 (juin) : ZONA RED HOOK ART SHOW , commissaire d’exposition V. Boissière - Brooklyn, NYC
2006 (octobre) : Portes Ouvertes Usine Chapal - Montreuil
2006 (septembre) : Exposition JEUNE CREATION, La Bellevilloise - Paris
2006 (mai) : Exposition ART BLASTER, Espace Calvin KLEIN - Paris
2005 (octobre) : Portes Ouvertes Usine Chapal - Montreuil
2005 (septembre) : Exposition JEUNE CREATION, La Bellevilloise - Paris
2005 (avril à Sept) : « Accrochage de printemps », Hôtel de ville de Montreuil
2004 (octobre) : Portes Ouvertes Usine Chapal - Montreuil
2004 (février) : Exposition JEUNE CREATION, Grande Halle de la Villette - Paris
2003 (octobre) : Portes Ouvertes Usine Chapal, - Montreuil
2002 (juin) : Beaux Arts Glacière - Paris
2001 (janvier) : La Galerie - Paris
(octobre) : Lauréats FONDATION FLORENCE, Espace Commines - Paris
 
Expositions Personnelles
2008 (sept) : Galerie ESPACE K - Paris
2008 (fév-mars) : Centre Culturel Ville de Gentilly - France
2004 (mai) : Suli Fnances, Siège social - Paris
 
Publications
- PARIS-ART.com « Dessin, sculpture et étrangeté » - article de B. Camus (rubrique ART – Nomades)
- Dessins pour les ouvrages « Le Temps Volé » édition de poésie contemporaine
- « Jeune Création 2006, La Bellevilloise, Paris » - catalogue
- « Jeune Création 2005, La Bellevilloise, Paris » - catalogue
- « Jeune Création 2004, Grande Halle de la Villette, Paris » - catalogue
 
Acquisitions
Décembre 2010 : Fond Municipal d’Art Contemporain Ville de Gentilly , France
Juin 2010 : Fond Municipal d’Art Contemporain Ville de Gentilly , France
Octobre 2007 : Fond Municipal d’Art Contemporain Ville de Gentilly , France
 
Bourse
2009: Bourse départementale d’aide à la création, Val-de-marne (MacVal)
 

Extrait de presse

Paris-art .com
Rubrique ART / Nomades « Dessin , sculpture et étrangeté »
Par Brigitte Camus

 

 

"Caroline Escaich, née en 1968, vit et travaille à Gentilly où elle vient d’exposer au Centre culturel. Le Fonds Municipal d’Art Contemporain de cette ville vient d’acquérir plusieurs de ses œuvres. Le parcours de cette jeune artiste est atypique : nantie d’un DESS « gestion des industries du luxe et des métiers de l’art - elle commence par travailler dans le secteur de l’industrie du luxe avant d’être rattrapée par l’art. Et par ses exigences enfouies pas forcément compatibles avec un monde de « paillettes ». Elle expose au salon « Jeune Création » à la Bellevilloise de 2004 à 2006. En 2007, elle participe à « Arts Protects » à la galerie Yvon Lambert et à « Zona Red Hook Art Show » à Brooklyn –NYC.

Escaich signifie en catalan « la pierre qui cache » ; chez Caroline Escaich, le trait qui est au cœur de son œuvre et de son désir d’art, nomme, façonne et révèle ce que la notion de lien a de plus antinomique. En traitant du corps, de son apparence et de son enveloppe dans une série de dessins, sculptures et installations sous le titre « J’embrasse le monde », l’artiste embrase notre œil. Elle façonne avec son trait des formes volontairement non définies, des troncs aux membres escamotés et dont on ne perçoit pas toujours s’ils relèvent du féminin ou du masculin. Rien n’est clairement cerné. Les organes peuvent être aussi bien un cerveau, des reins ou des poumons. Pour Caroline Escaich, le trait tisse ce lien qu’elle élabore entre des concepts paradoxaux. A partir de ce trait épuré et fragile, ou foisonnant et bouillonnant, qui mord ou effleure la feuille - souvent du très beau papier- avec une sensualité jamais assouvie, exaltée par le crayon, le fusain ou le pastel à l’écu, magnifiée par l’économie de moyens ; elle signifie sa relation à l’espace et au volume. Ses dessins semblent suspendus à un fil, donnant parfois l’illusion du volume en déliant les pleins et les vides et en dévoilant l’intérieur et l’ailleurs figurés par une composition qui déborde du cadre de la feuille ou de la toile.

On comprend donc qu’à partir de cette démarche, Caroline Escaich se dirige vers la sculpture et l’installation. Mais, et c’est un « trait » commun à de nombreux jeunes artistes de sa génération, la sculpture, l’installation (la vidéo pour d’autres) sont des éléments constitutifs d’une démarche qui a pour point de départ le dessin pour tenter de nourrir à défaut de l’expliciter la réflexion sur la relation entre concept, image et esthétisme en réfutant le dogme du médium.

Toison, touffe, le poil foisonnant alter-ego du trait, est omniprésent ; il envahit l’espace, ou au contraire le déserte. « L’espace, la dualité plein-vide sont au centre de mes préoccupations. Le blanc du papier, de la toile, c’est en soi l’espace » explique l’artiste. On pourrait presque paraphraser, après la lecture des titres sibyllins de ses oeuvres (« My sweat Heart », « Relation I »,    « Ensemble », « Me and You »), prolonger et mettre ces paroles dans la bouche de l’artiste : « trop de désirs ambivalents nous tiraillent, je m’intéresse à cet élan vital, à cet équilibre cahotique...le trait traduit au plus juste cette force, cet élan ». Alors, elle élude : elle dessine des mains poilues de primate qui tiennent délicatement, une goutte rouge (un bijou ?) ou esquisse des mains de femme fragiles (les siennes ?) qui jouent avec un fil, avec en guise de pendule, un cerceau irrigué de traits au crayon. La main, c’est celle du créateur, c’est aussi celle qui caresse le poil, dans le sens du poil, à l’endroit ou a

l’envers. Là où l’on attend de la douceur, avec ses visages qui empruntent à la peinture primitive flamande et italienne et empreints de douleur intérieure, Caroline Escaich installe un casque inquiétant pour coiffer ses créatures très « Fra Angelico ». Et elle nous fait basculer subtilement dans l’étrangeté en nous confrontant dans un même geste à la préciosité du féminin et à l’archétypal animal s’affrontant dans l’arène de l’espace pictural."

Avril 2008
 
 
Exporevue.com, le hub de l'art contemporain 
Bruxelles, avril 2009
Par Clémence Aubane
 

Cheveux. Mèches. Toison. Foison. Traits de fusain sur papier gravure. Comme une écriture ferme et légère. Ecriture d’une histoire de femmes. De mère et de fille. Celle qui se transmet dans le geste du matin, lorsque la brosse et la main réordonnent ce que la nuit avait brouillé. Cet instant intime où la mère prépare l’enfant à sa sortie publique. Où le geste se fait doux ou piquant, où le peigne tire ou dénoue. Où le lien se tisse, dans ce regard échangé. 

Cheveux longs, cheveux courts. Queue de cheval, natte tressée, boule de cheveux emmêlés. Quoiqu’ils disent, les cheveux parlent d’imaginaire. 
Caroline Escaich, du bout de ses fusains, de son regard subtil et acéré, réveille des souvenirs bien enfouis. Des émotions que je m’étais appliquée à oublier. Cette admiration craintive de petite fille devant le geste rapide et parfait d’une mère qui chaque matin faisait sa tresse. Mais me laissait partir à l’école les cheveux en bataille, sans lien. Bataille sans fin. Lien fragile. 

Le regard chavire dans le vide blanc et noir des dessins de Caroline Escaich, le silence se fait. Il faudra bien admettre que tout lien est fait de fils ténus, fragiles, à nouer ou dénouer.


 

 

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